Il faut passer sur l’impossible moquette synthétique et vérifier qu’il y a vraiment un bosquet. Et il y en a un, c’est rassurant  ! Et le bord de Louet est bien agréable en fin d’été ou début d’automne. L’après-midi la patronne et les employés repassent devant la télé, le soir, il y a l’étape VRP. Une belle salle qu’éclaire la lumière naturelle déversée généreusement par de grands vitrages invite à réfléchir sur le concept de bosquet réellement existant (le dasein du bosquet, en quelque sorte). Mais, de grâce,  que Heidegger ne vous coupe pas l’appétit, les produits : saumon fumé maison, échalotes, sandre, fraises, vin rouge, liqueur d’orange   (je préfère idéologiquement le Combier au Cointreau, mais tout de même), vous rappelleront où vous êtes : dans un restau repris il y a peu, sans frime, mais avec beaucoup de travail, et un résultat très près de la convivialité tranquille que nous recherchions pour décoincer des universitaires. D’autant que les meilleures maisons d’Anjou rouge Brissac sont à portée de main et de bourse. ( 4 couverts 113,70 € - 2, rue Maurice Berné 49130 Les Ponts-de-Cé - 13/20)