02 novembre 2009
"Le petit Landais" bar-brasserie Gisors 27
Le nom est sympathique, l'accueil aussi, le blanc est bon, la choucroute est plat du jour. La mamie est choyée et laisse son porte-monnaie pour que l'on se paye. Le patron a un béret. Mais il y a ce je ne sais quoi dans ses propos sur la municipalité, qui sent l'aigreur contre le reste du monde. Tout à coup on se demande si les habitués ne sont pas un peu demi-sel, côté ratonnades. Bof c'est dans ma tête, sans doute. Bref c'est paisible et sympa. (2 plats du jour - 2 cafés 1/2 blanc - 25€ - 11,5/20 - 15 faubourg Cappeville 27140 Givors)
31 octobre 2009
Le Capricorne - Bar brasserie Angers
Le bourguignon de boeuf est juste comme doit être un plat du jour, onctueux, avec de rassurantes pommes vapeurs qui ne baignent nulle part, mais sont posées là en dés, sûres de leur fait. Avec de vraies carottes aussi, qui, elles, ont cuit avec le boeuf. Pour finir : toujours en dés, de l'ananas caramélisé, servi brulant avec une boule de glace. Tout serait parfait si Patoche avait moins mal : le marteau-piqueur lui a niqué le dos grave et il ne tient plus. Patoche dit que lundi ça va chauffer, qu'il n'est pas un esclave et que les juifs, les patrons et le pape, ça suffit ! Au bar, le patron parle des boites qui licencient et qui en profitent. Le patron est un ouvrier. Comme les mamies, je paye au bar ; elles se sont un peu laissé aller sur l'apéro, en ont chacune pour 16€, et font un peu la grimace en fouillant leur porte-monnaie. Moi j'en ai pour 12,30€ avec le café et le 1/4 d'Anjou rouge. Dehors, Patoche regrette l'empereur du Japon et espère que les Asiatiques écraseront l'Amérique. D'accord Patoche, mais tu devrais cesser d'appeler Sarkozy "Monsieur". (12,5/20 - 30 place des Justices - Angers)
21 octobre 2009
Auberge de La Roche - 49070 St Jean de Linières
C'était un de ces jours où l'on se sent coupable : certes, on a invité sa fille à déjeuner, mais on a du mal à trouver la nuance affective qui va avec, et puis on s'est un peu trompé dans les échangeurs et les travaux... et puis là, tout à coup c'est le calme, le linge blanc , la jolie vaisselle, les petites attentions, un plat du jour plein de fraîcheur et de couleurs et un café gourmand. Il faudrait voir ce qu'il en est du soir, les tarifs sont différents et je redoute un peu la "bonne continuation d'appétit", mais bon, on ne peut jamais être sur d'éviter les fans de Franck Dubosc . Et puis j'exagère, c'était vraiment très bien avec un soleil angulé, ligérien, généreux, et de l'eau très fraîche en carafe. J'ai une fille formidable.(Deux couverts 27,36 € - 10, route N23 - 13,5/20)
17 octobre 2009
Hôtel Restaurant "Le Bosquet" (49130 Les Ponts-de-Cé)
Il faut passer sur l’impossible moquette synthétique et vérifier qu’il y a vraiment un bosquet. Et il y en a un, c’est rassurant ! Et le bord de Louet est bien agréable en fin d’été ou début d’automne. L’après-midi la patronne et les employés repassent devant la télé, le soir, il y a l’étape VRP. Une belle salle qu’éclaire la lumière naturelle déversée généreusement par de grands vitrages invite à réfléchir sur le concept de bosquet réellement existant (le dasein du bosquet, en quelque sorte). Mais, de grâce, que Heidegger ne vous coupe pas l’appétit, les produits : saumon fumé maison, échalotes, sandre, fraises, vin rouge, liqueur d’orange (je préfère idéologiquement le Combier au Cointreau, mais tout de même), vous rappelleront où vous êtes : dans un restau repris il y a peu, sans frime, mais avec beaucoup de travail, et un résultat très près de la convivialité tranquille que nous recherchions pour décoincer des universitaires. D’autant que les meilleures maisons d’Anjou rouge Brissac sont à portée de main et de bourse. ( 4 couverts 113,70 € - 2, rue Maurice Berné 49130 Les Ponts-de-Cé - 13/20)
09 octobre 2009
Le Bistrot du Sud-Ouest (Sud-Ouest et compagnie)(75006 PARIS)
On y est bien accueilli, on peut changer de table sans problème, quelques clients font l’ambiance, bref, on devrait être content comme les internautes de Cityvox. La cuisine est très correcte. Le problème, c’est peut-être le Sud-Ouest : le Sud-Ouest est un concept parisien, bordelais à la rigueur (comme le journal démochrétien du même nom) ; landais, gersois, gascon, béarnais, je veux bien, bigourdan, lourdais, commingeois à la rigueur, mais déjà toulousain c’est autre chose et sudouestien ça n’existe pas ! C’est peut-être pour ça que, comme toujours à Paris, le garçon « vient encaisser parce qu’il finit son service » ; à Trie-sur- Baïse on respecterait la torpeur post-prandiale, on pourrait payer au bar et on claquerait la bise au serveur avant qu’il ne remette son casque de moto. Bref, ce n’est pas mal quand même et je devrais pas dire du mal de Cityvox c’est parfois bien utile et il y a pire, oubouffer.com, par exemple, le nom même me coupe l’appétit et puis son « service groupes » qui me fait penser aux mains d’un cravaté qui crissent sur le nylon d’un collant, sous la table : la collègue est troublée, mais ne voudra pas car elle est fidèle à son mari (j’ai travaillé dans l’assurance, oui). (Deux couverts 61,5 € - 39, boulevard du Montparnasse – 12/20)
08 octobre 2009
Le Dagobert (Hôtel-Restaurant- Doué-La-Fontaine 49).
De temps à autre un boa échappé de l’herpétarium mange un retraité et le bruit de fond des ressassements rythmés de mouvements mandibulaires s’atténue un peu. A main gauche, dans un jeune couple de quinquagénaires, gentiment adultérin, on découvre avec surprise les habitudes alimentaires de l’autre. Ou bien on observe, par la porte de communication, la patronne qui prend congé des clients de l’hôtel et s’attarde un instant, créant en salle des retards que les serveurs ne sont guère motivés pour rattraper (on les comprend). Le linge est joli, l’éclairage agréable, le menu du jour ne laisse aucun souvenir, sinon celui d’une agréable douceur. C’est un établissement où l’on peut emmener son neveu (il était ravi), car il ne risque pas d’y rencontrer Frédéric Mitterrand. (Trois couverts 65,60 € - 14, place du champ de foire 49700 Doué-la-Fontaine – 11/20)
07 octobre 2009
Brasserie "Le Martin's"
Il faut aller au Martin’s pour manger de la langue de boeuf extra à 7,35 €. Si l’on est assez pervers pour penser que cette langue a dispensé l’amour râpeux, on n’est pas obligé de le dire. D’ailleurs le débat sur la gender history n’a pas encore atteint les bovidés et les débats sur l’identité sexuelle chez la « pie noire » ne sont pas pour demain. Reste la « blonde d’Aquitaine » qui fait toujours rêver plus que la frisonne ; reste le pichet d’Anjou et le « dessert formule » à 2,65 € . Vous verrez que les jeunes gens y viendront et je ne dirai rien s’ils ajoutent du ketchup aux cornichons. On paye à la caisse, bien sûr. (Deux couverts 24,60 € - 66, rue du Mail – 49000 Angers – 12/20)
24 septembre 2009
Le Kata Bar
Je me réjouis d’y retourner bientôt,deux visites ce n'est pas assez : je crois que je boirai encore de l’eau, elle est très bien, après bières et cocktails, avec les sushis boeuf saté, les sushis au canard, le concombre qui gicle et le gingembre qui pique, le riz qui gonfle les joues et réjouit l’estomac. Ensuite j’aimerais une bière japonaise et des trucs au whiskey (ils finiront bien par en acheter). J’aimerais aussi goûter une glace au caramel (ici ou ailleurs) et entendre grincer la porte de l’ascenseur en fer forgé dont le métal participe aux riffs de ton immeuble . (Rue Fontaine – 2 couverts - 23 € - 13/20)
23 septembre 2009
Le Bistrot du Charolais.
Un jeune apprenti cuistot effrayé glisse sur des feuilles de salade écrasées sur le sol gras. On imagine volontiers qu'il a peur de finir dans le hachoir. Un garçon qui en a vu d'autres rabroue les clients qui entendent obtenir (tardivement) ce que le menu du jour promettait. Un Minervois (de chez Lidl ?) me troue l'estomac d'autant plus qu'il évoque l'image septimaniaque de Georges Frêche. J'ai tout mangé parce que j'étais entouré de trois jeunes femmes auxquelles j'ai tenu des discours pas toujours sensés. Heureusement, je ne ressemble en rien à VGE ( 1 couvert - 25€ - 95, rue Decaen - 75012 PARIS 8,5/20)
03 septembre 2009
Restaurant Le Bitord (63 Thiers)
La jolie ville est morte depuis longtemps et ressemble maintenant au nom si laid défiguré par Adolphe, j'espère du moins que le maire est devenu communard, mais j'en doute, les volets clos cachent la rancoeur immobilière davantage que la révolte sociale. Il faut sortir pour trouver sur la route un restaurant pas trop sordide. La terrasse est accueillante mais pleine, nous allons manger dans l'arrière-salle avec un commercial solitaire qui tripote son téléphone en regardant vers les toilettes. On entend tous les ordres de la cuisine et, au fond, c'est assez rassurant. La très jeune serveuse n'a pas l'air de me trouver normal : je ne peux que lui donner raison ; mais le patron a tort de lui laisser la bride sur le cou, d'ailleurs un mors lui irait très bien. Le menu s'appell "émouleur" en souvenir des coutelleries ; il est léger, rapide et frais comme le fil sur le cou de la serveuse. Et le vin est bon. (2 menus - 29,60 € ) La baisse de la TVA a été répercutée. (11,5/20).
